Déploiement d'une infrastructure Matrix/Synapse complète — deux serveurs dédiés, ponts vers WhatsApp et Telegram, base de données mutualisée — pour une structure qui voulait garder ses échanges chez elle, sans sacrifier le confort d'usage.
La structure utilisait Slack depuis plusieurs années. À l'approche du renouvellement du contrat, la direction a voulu évaluer une alternative hébergée en Europe — sans renoncer à ce que les salariés utilisent déjà au quotidien : discussions par équipe, messages directs, et surtout les groupes WhatsApp utilisés avec des partenaires externes qui, eux, ne changeraient pas d'outil.
Le vrai enjeu n'était donc pas seulement de remplacer Slack, mais de le faire sans imposer une rupture aux interlocuteurs externes — ce qui a orienté le choix vers Matrix avec des ponts applicatifs plutôt qu'une simple migration.
Aucune donnée hébergée hors Union européenne, hébergeur choisi et audité par la structure elle-même.
Les contacts externes sur WhatsApp et Telegram ne devaient rien changer à leurs habitudes.
Séparation stricte entre les comptes internes et les ponts vers des services tiers.
Pouvoir ajouter un futur pont (Signal, Discord) sans remettre l'architecture à plat.
Le homeserver utilisé au quotidien par les salariés tourne isolé du homeserver qui porte les ponts — une panne ou une mise à jour d'un pont WhatsApp ne peut jamais affecter la messagerie interne.
Une seule VM PostgreSQL, une base par composant, ajout d'un futur composant en une entrée de variable — sans nouvelle tâche Ansible ni redémarrage de serveur.
Le rôle ne gère jamais le reverse proxy, le DNS ou les certificats TLS — ces responsabilités restent dans l'infrastructure partagée de la structure, pour rester réutilisable ailleurs.
Les jetons d'authentification des ponts sont générés une fois et conservés — un rejeu du déploiement ne casse jamais une connexion déjà active.
Base de données, homeserver utilisateurs, homeserver + ponts, infrastructure partagée — chacune avec un rôle unique et documenté.
Un homeserver pour les comptes internes, un second dédié aux ponts — jamais mélangés, jamais sur la même base applicative.
Chaque pont dans son propre conteneur, sa propre base, son propre fichier d'enregistrement — ajout du prochain pont sans toucher aux existants.
Vérification que chaque bot répond, que les messages passent dans les deux sens, avant toute bascule des équipes.
Migration par service, avec Slack maintenu en lecture seule le temps que chacun prenne ses marques sur Element.
La configuration métier de chaque pont (connexion WhatsApp par QR code, liaison Telegram) reste une étape manuelle, propre à chaque compte — non automatisable côté infrastructure.
Le reverse proxy, le DNS et les certificats TLS ne sont pas gérés par ce déploiement — ils appartiennent à l'infrastructure partagée existante de la structure.
L'authentification forte (SSO/MFA) n'est pas encore intégrée sur cette installation — un chantier possible avec un fournisseur d'identité que la structure aura elle-même validé.
La sauvegarde des messages est déléguée à la politique de sauvegarde déjà en place chez l'hébergeur — ce déploiement ne réinvente pas ce qui existe déjà correctement.
Chaque structure a ses propres contraintes — parlons de la vôtre avant de parler de solution.
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